La fierté de son travail - Caroline Dumais
Caroline Dumais

Éternelle rêveuse et optimiste, pour moi la vie vaut la peine d’être vécue malgré tout. La perte de ma mère à un âge très jeune, 9 ans, a fait de moi une fille qui mord dans la vie et qui ne baisse jamais les bras. J’ai la chance d’être bien entourée avec ma famille et mes amis et amies. Alors, avec ce blog, je vais partager avec vous mes hauts et mes bas, au gré de mes envies…

La fierté de son travail

La fierté de son travail - Caroline Dumais

Dans sa quête d'une nouvelle clientèle, Bob, cet ancien couvreur levis, qui vient d'ouvrir un commerce d'extermination, a découvert que son nouveau métier ne figurait pas dans la liste des emplois qui inspirent confiance. En effet, il recherche sur Internet un article extrait d’un sondage réalisé auprès des Canadiens en janvier 2015. Il lit que la profession qui s’apparente le plus à la sienne ne recueille que 37% d’indice de confiance.

Bob est surpris, car il est bien payé dans son travail. De plus, il est persuadé qu’il rend service à la population, par exemple, en rendant les environnements plus sains par l’extermination des animaux intrus. Sur le terrain, il lui semble que ses clients sont contents de ses services. Lui, il est fier et satisfait de son niveau d’autonomie et de responsabilité, tout au moins, avec son ancien emploi. Comme il vient d’aménager à Montréal depuis peu, il espère faire augmenter l’impression de confiance en sa profession.

Le soir, lors du repas familial, Bob propose un jeu de devinettes sur les emplois qui inspirent le plus haut degré de confiance dans la population. Non, les propositions d’hôtesse de l’air, de postier ou d’animateur de radio, sont les réponses qu’il a reçues, et elles ne sont pas dans le top 5 des meilleures réponses. En effet, la profession de : pompier recueille 77% de niveau de confiance, ambulancier 74%, pharmacien 70%, infirmière 69% et pilote d’avion, ex-aequo avec médecin, ont un résultat de 65 %.

La famille de Bob bavarde autour des métiers qu’ils exercent. Son beau-frère ne comprend pas pourquoi les journalistes et les animateurs de télévision ou de radio ne recueillent que 18% de confiance. Est-ce lié au pouvoir d’information et au risque de médiatiser celle-ci pour influencer le public ? Sa femme est chiropracticienne et fière du 30% recueilli dans le sondage. Quant à son fils, préposé aux bagages, à l’aéroport Trudeau, il est déçu que sa profession ne recueille que 12%.

La conversation s’achève sur le fait qu’on peut faire dire n’importe quoi aux chiffres. L’essentiel s’est de se plaire dans son travail et de faire de son mieux. On ne peut pas avoir de contrôle sur ce que les gens pensent, mais on peut tout de même avoir la conscience tranquille qu’on est un bon professionnel.

Bob s’interroge pour savoir si les Français pensent comme les Canadiens. Il recherche donc des articles récents parus dans différents magazines de l’hexagone. Un sur « les métiers qui ont le moins la côte », par exemple, révèle que les Français se méfient surtout des agents de la compagnie de transport ferroviaire, en raison des grèves et des retards. Ensuite, ce sont les chercheurs des grandes pharmaceutiques qui arrivent en second des mal-aimés. En effet, il leur est reproché d’avoir privilégié les intérêts financiers, plutôt que la santé des patients. Les troisièmes les moins appréciés, sont les traders, surtout après la déroute financière de 2008. Les quatrièmes sont les ingénieurs dans le nucléaire. On comprend ce sentiment, quand on sait que l’information est difficilement vérifiable concernant le risque et la menace est grande. Le spectre d’une catastrophe nucléaire fait partie de la peur collective de nos cousins.

Que pouvons-nous faire dans notre emploi pour inspirer confiance ?