La gare Windsor - Caroline Dumais
Caroline Dumais

Éternelle rêveuse et optimiste, pour moi la vie vaut la peine d’être vécue malgré tout. La perte de ma mère à un âge très jeune, 9 ans, a fait de moi une fille qui mord dans la vie et qui ne baisse jamais les bras. J’ai la chance d’être bien entourée avec ma famille et mes amis et amies. Alors, avec ce blog, je vais partager avec vous mes hauts et mes bas, au gré de mes envies…

La gare Windsor

La gare Windsor - Caroline Dumais

Il y a quelque temps, je suis allée à la gare Windsor. J’adore l’ambiance de ces lieux, ils font rêver de voyages. Un peu comme les aéroports. D’ailleurs, je me suis déjà promenée aux alentours de celui de Montréal, je vous raconterai peut-être cela dans un prochain blog.

Mais la gare de Windsor a une caractéristique particulière : ce n’est plus une gare ! La vraie, qui la remplace, n’est pas très loin, c’est la gare Lucien-L'Allier. Cela n’ôte rien à la beauté de l’architecture de l’ancienne.

Je m’y suis rendue en métro.

En sortant du métro, on se retrouve sous les arches du bâtiment de l’ancienne gare, mais la première chose que l’on voit, c’est l’église Saint George, sur le trottoir d’en face. Magnifique édifice aux arcades gothiques fermées par des vitraux, son entrée s’avance sur le parvis en haut d’une volée de marches. Elle est beaucoup plus élégante que la basilique « Marie Reine du Monde » deux rues plus loin.

Puis, quand on sort des voutes du bâtiment de la gare, on peut embrasser celui-ci du regard. Tout en pierres de taille, dans le style roman par contre. Sur la façade de l’arcade de l’entrée a été plaqué l’écusson attestant de sa construction en 1881. On y lit l’inscription, "Canadien Pacifique".

Je suis entrée dans la salle des pas perdus, immense espace tout en longueur sous une verrière supportée par des fermes métalliques, avec au fond, la statue de l’Ange de la Victoire. On peut sortir à l’extérieur sur une terrasse avec un jardin. J’ai profité du temps magnifique pour y faire une pause sur un banc. J’ai allongé les jambes et l’assoupissement a commencé à me gagner.

Je me suis soudain retrouvée sur les quais de la gare à l’époque de son activité. Un train stationnait et sa locomotive soufflait et crachait de la vapeur dans les jambes des voyageurs. Je suis montée dans une voiture et le train est parti. Il s’est transformé en avion survolant tout l’ouest du Canada. Au-dessus du Pacifique, il a plongé vers l’eau et a amerri. Il était devenu paquebot. Nous avons traversé l’océan et à l’approche de l’Asie, je me suis réveillée. Je ne saurais jamais quelle était ma destination onirique. Je sortis un livre de mon sac et repris la lecture là où je l’avais laissée la dernière fois.

Curieusement, Jamie, l’héroïne du roman, embarquait dans un long-courrier pour se rendre à Moscou. C’était une espionne de la CIA. Je ne m’identifiais absolument pas à ce personnage, mais j’adore les romans d’espionnage, car ils font voyager le lecteur dans des pays improbables. En fait, j’aimerais voyager pour de vrai, mais mes moyens ne sont pas suffisants, ne serait-ce que pour payer l’avion, alors je ne parle pas de l’hôtel et de la vie sur place ! Mais je ne désespère pas, je mets de l’argent de côté en essayant de faire une bonne planification financiere personnelle, ainsi, dans quelques années, j’aurai peut-être un pécule suffisant pour aller dans un de ces pays lointains.