L'entretien du plancher - Caroline Dumais
Caroline Dumais

Éternelle rêveuse et optimiste, pour moi la vie vaut la peine d’être vécue malgré tout. La perte de ma mère à un âge très jeune, 9 ans, a fait de moi une fille qui mord dans la vie et qui ne baisse jamais les bras. J’ai la chance d’être bien entourée avec ma famille et mes amis et amies. Alors, avec ce blog, je vais partager avec vous mes hauts et mes bas, au gré de mes envies…

L'entretien du plancher

L'entretien du plancher - Caroline Dumais

J’avais vu qu’une tache avait été faite sur le tapis de mon salon. En laine écrue, il couvrait la majeure partie du sol de cette pièce. Une grosse auréole marron, conséquence d’un café qui avait coulé, souillait tout un côté. J’avais pu détacher le parquet facilement, mais je peinais à enlever la tache. J’avais commencé par légèrement l’imbiber d’eau froide additionnée de produit pour laver la vaisselle. J’avais laissé en place un chiffon avec ce mélange pendant une heure, puis j’avais rincé à grande eau. Comme je ne suis pas très patiente, j’ai séché le bout humide du tapis avec un sèche-cheveux. C’était une très mauvaise idée. La matière laineuse, qui était douce à toucher sur le reste du tapis, était devenue rêche. Je mouillais de nouveau, mais seulement avec de l’eau. Je laissais sécher à l’air libre. Le lendemain matin, ma première pensée fut pour mon tapis.

Il avait recouvré son toucher doux, mais l’auréole était encore présente, du moins en partie. Je me souvins des conseils de ma mère pour détacher les matières avec des fibres naturelles. Elle m’avait toujours recommandé de ne pas les frotter trop fort, de les nettoyer uniquement à l’eau froide, et de les laisser sécher plutôt que de se servir d’une source de chaleur pour que le séchage soit plus rapide ; ces recommandations me revenaient trop tard. Ma mère m’avait aussi appris à bien entretenir mon parquet. Je reconnais que je regarde des astuces sur Internet. L’autre jour, alors que je lisais un article sur le debouchage drain, j’ai vu que ma façon de procéder, pour que les lattes de bois de mon plancher soient bien propres, étaient la meilleure. Quand j’avais acquis cet appartement, je n’étais pas très informée de l’entretien que nécessitait un parquet.

Mes parents avaient une maison avec un étage. Le sol était en parquet ciré, comme le mien, mais je reconnais que ce sont mes parents qui s’occupaient de le préserver des atteintes du temps. J’avais une interdiction formelle de monter en chaussure, et surtout pas avec des talons aiguilles. J’ai donc dû apprendre à protéger mon parquet. Avec de la cire d’abeilles, de l’essence de térébenthine et de l’huile de lin, je l’entretiens en profondeur et, une fois par an, je dégage tous les meubles pour le poncer. Je passe d’abord un papier de verre à gros grains pour aller vers le plus fin. Je finis par le cirer, et il est comme neuf.