Mon jardin - Caroline Dumais
Caroline Dumais

Éternelle rêveuse et optimiste, pour moi la vie vaut la peine d’être vécue malgré tout. La perte de ma mère à un âge très jeune, 9 ans, a fait de moi une fille qui mord dans la vie et qui ne baisse jamais les bras. J’ai la chance d’être bien entourée avec ma famille et mes amis et amies. Alors, avec ce blog, je vais partager avec vous mes hauts et mes bas, au gré de mes envies…

Mon jardin

Mon jardin - Caroline Dumais

J’avais eu l’idée de mettre des bulbes de fleur dans mon jardin, en automne. J’avais dispersé des crocus, des narcisses, des jonquilles, des jacinthes, qui fleurissent les uns après les autres, ou en même temps. Les primevères étaient aussi un ajout que j’avais mis dans mes massifs et j’espérais qu’elles prolifèreraient. J’avais vu chez ma cousine Annie des petites fleurs présentes partout, même dans sa pelouse. C’était l’effet que j’espérais produire dans mon propre jardin. Lorsque je m’étais installé ici, le terrain était presque nu. Seule une rocaille était présente sur la pente qui continuait la terrasse. Les succulentes étaient bien installées et je n’avais que du désherbage à faire, régulièrement. J’avais aussi commandé des rosiers, résistants au froid, parfumés et remontants. Réunir ces trois caractéristiques avait été un vrai casse-tête et j’avais passé des heures à feuilleter les magazines de jardinage et les sites marchands de plantes pour avoir des rosiers florissants abondamment et résistants au gel.

J’avais choisi de les mettre dans différents massifs et de composer des associations de plantes qui fleuriraient tout au long de l’année. Après une commande abondante chez un rosiériste renommé, j’eus une livraison de colis un jeudi soir, je m’en souviens encore, je plaçais les arbustes dans des endroits ensoleillés et je mis des haies de troènes et de chênes, taillés, pour protéger mes rosiers du froid. Le vent soufflait froid parfois, et mon terrain était bordé par une prairie où paissaient des vaches. Je paillais, dès la première année de leur installation, les rosiers et je les couvris d’un voile de protection contre les gelées.

J’avais mis des iris et des pivoines, des anémones du Japon et des phlomis, des fougères et des lysimaques pour que les roses aient une compagnie tout au long de leur apparition dans le jardin. J’avais essayé de composer des massifs qui demandaient peu d’eau et d’entretien. En mettant des graminées à certains endroits, je vis que les touffes restaient pendant l’hiver et que les longues feuilles et épis se paraient de gel, dessinant une autre image de mon jardin pendant cette période. Les géraniums vivaces étaient nombreux et je devais les contenir pour qu’ils ne soient pas trop envahissants. Je suis parvenu à trouver l’équilibre entre toutes les espèces présentes dans mon jardin en ne mettant que des végétaux adaptés à ce milieu naturel. En fin de compte, les floraisons sont nombreuses et j’ai des fleurs tout au long de l’année.