Quand le chat n’est pas là... - Caroline Dumais
Caroline Dumais

Éternelle rêveuse et optimiste, pour moi la vie vaut la peine d’être vécue malgré tout. La perte de ma mère à un âge très jeune, 9 ans, a fait de moi une fille qui mord dans la vie et qui ne baisse jamais les bras. J’ai la chance d’être bien entourée avec ma famille et mes amis et amies. Alors, avec ce blog, je vais partager avec vous mes hauts et mes bas, au gré de mes envies…

Quand le chat n’est pas là...

Quand le chat n’est pas là... - Caroline Dumais

J’avais, il y a quelques années, lorsque je travaillais dans le quartier des affaires de Montréal, une femme de ménage qui, chez moi, faisait le ménage en regardant la télé. Ce n’est pas que cela me gênait, c’était simplement qu’elle avait une fâcheuse habitude d’aller sur des chaînes de shopping publicitaire, où l’on vendait des tas de petits appareils divers pour tout, et n’importe quoi. Je la voyais à chaque fois, émerveillée pour la dernière nouveauté, et elle semblait à chaque fois, bien décidée à se l’accaparer. Je tombais sur elle, un jour où je rentrais à l’improviste. Elle était vêtue d’un collant qui lui allait plutôt serré. Elle l’avait acheté par correspondance, par le biais d’une des chaînes de shopping publicitaires, et qui était supposé lui faire fondre la graisse de son corps, accompagné d’un traitement des varices médicamenteux, qu’elle prenait en parallèle. Je n’ai jamais su qui de nous deux avait été le plus dans la gêne ce jour-là. Je repartais très vite, en songeant qu’à mon retour, j’avais intérêt à changer le bouquet de chaînes de télévision que j’avais. Ce n’était pas que j’avais l’intention de l’empêcher de regarder la télé, c’était ma façon à moi de la protéger de la malversation du marketing outrancier de certaines sociétés.

Je refaisais la même expérience quelques semaines plus tard, en rentrant beaucoup plus tôt que d’habitude chez moi. Je trouvais la femme de ménage dans un autre collant, avec une machine sur le corps, censé lui pétrir les muscles pour lui faire fondre la graisse. Je pense que cette fois-ci, la gêne ne venait que de moi, surtout quand elle me jurait que c’était ma mère qui lui avait offert cette machine pour Noël, lorsqu’elle lui donnait quelques recettes diététiques pour perdre du poids. Je n’étais strictement pas au courant que ma mère connaissait ma femme de ménage et encore moins qu’elles s’échangeaient des recettes dans mon dos. Quand je trouvais la boîte à pétrir les muscles quelques jours après, je restais bouche bée devant le prix affiché. Ma mère ne m’avait jamais fait un cadeau de ce prix-là. Lorsque je l’appelais, elle me jurait que c’était un cadeau que lui avait fait mon père et qui ne l’avait pas intéressé. Je savais que c’était faux et faisait semblant de la croire. Ma foi, si ma mère et la femme de ménage s’entendent, je ne voyais pas le mal à cela. Pourtant, il y avait comme un malaise que je n’arrivais pas à m’expliquer.