Quelques petites retrouvailles - Caroline Dumais
Caroline Dumais

Éternelle rêveuse et optimiste, pour moi la vie vaut la peine d’être vécue malgré tout. La perte de ma mère à un âge très jeune, 9 ans, a fait de moi une fille qui mord dans la vie et qui ne baisse jamais les bras. J’ai la chance d’être bien entourée avec ma famille et mes amis et amies. Alors, avec ce blog, je vais partager avec vous mes hauts et mes bas, au gré de mes envies…

Quelques petites retrouvailles

Quelques petites retrouvailles - Caroline Dumais

J’avais l’habitude, lorsque je revenais à Montréal, de faire ce que j’appelle, ma tournée. Je commençais par aller rendre visite aux parents de mes amis, qui habitaient dans divers quartiers autour du centre-ville de Montréal. Puis ensuite, et selon le temps qui m’était imparti dans la journée, j’allais voir mes amis, soit sur leur lieu de travail, soit je fixais un rendez-vous dans un lieu bien précis. J’appréciais particulièrement ces retrouvailles. Il y a dans ce phénomène, quelque chose d’assez singulier, qui nous pousse à chaque fois, à distinguer les quelques détails du temps qui passe sur chacun d’entre nous. Ou encore, du temps qui ne passe pas sur certaines autres personnes. C’est ainsi qu’un joue, je découvrais que ma meilleure amie qui se mariait pour la deuxième fois, se faisait faire des injections de botox Montreal, pour plaire à son nouveau mari. Je n’arrivais pas à savoir au fond de moi, si c’était l’idée qu’elle se fasse injecter un poison pour un autre, ou tout simplement le fait qu’elle n’accepte pas de se sentir vieillir, qui me faisait le plus sourire.

Si je vous dis, quand on a des amis comme certains amis, on n’a pas besoin d’ennemis, c’est certainement une phrase que vous avez déjà entendue. Bien sûr. Mais comment expliquer la démangeaison intense qu’il y a au fond de soi, quand on ressent le besoin de chambrer ses amis au sujet de la moindre anecdote, ou pour un simple détail à qui l’on pourrait donner l’impression de ne pas être à sa place. Ce ne serait pas juste de ma part, si je ne faisais pas le geste de secouer un peu cette amie, sur la simple idée qu’elle se fasse des piqûres sur son visage, simplement pour plaire à d’autres que nous, ou à elle-même avant tout. Je n’arrivais pas à comprendre ce dérapage fait par une femme pour laquelle j’ai toujours admiré son sens inné de l’entreprise. Dans un certain secteur des affaires, on la surnommait, le char d’assaut. Lorsqu’elle me présentait son nouveau mari, que je la voyais roucouler avec lui, et porter sur le visage un gros air crétin, à la limite, ridicule, je me disais qu’on avait tous le droit d’exprimer quelques faiblesses, et même, de s’en octroyer plusieurs. Je ne sais encore si je ferai peut-être partie des personnes qui s’essayeront aux nouvelles techniques de rajeunissement, ou même, d’embellissement un jour. L’avenir nous le dira.