Qui rira vendredi, pleurera dimanche - Caroline Dumais
Caroline Dumais

Éternelle rêveuse et optimiste, pour moi la vie vaut la peine d’être vécue malgré tout. La perte de ma mère à un âge très jeune, 9 ans, a fait de moi une fille qui mord dans la vie et qui ne baisse jamais les bras. J’ai la chance d’être bien entourée avec ma famille et mes amis et amies. Alors, avec ce blog, je vais partager avec vous mes hauts et mes bas, au gré de mes envies…

Qui rira vendredi, pleurera dimanche

Qui rira vendredi, pleurera dimanche - Caroline Dumais

Ce que je déteste le plus chez les autres, ce sont les sautes d’humeur. Mais il paraît que nous sommes tous sujets, à un moment ou un autre, à des montagnes russes émotionnelles. Quoi qu’il en soit, la morale de l’adage est parfaitement claire : il ne faut pas tout prendre pour acquis. Autrement dit, on devrait être aussi concentré qu’une sentinelle factionnaire pour ne pas perdre ce qu’on a de plus précieux. Cela sonne un peu comme une idée fataliste, voire défaitiste. Mais ce n’est pas totalement absurde, je l’avoue.

La famille, le lieu de tous les coups de théâtre

La vie de famille est sans doute l’une des sources d’inspiration majeures des dramaturges. Parfois, on ne pleure pas à cause des moments difficiles, comme la faillite d’une entreprise familiale. On pleure aussi parce que parfois, les personnalités sont tellement opposées, qu’on a beaucoup de mal à gérer la situation. Car les débats sont houleux, les tons montent, les relations deviennent tendues, etc. Mais tous sont conscients qu’à un moment donné, on aura besoin les uns des autres. Moi-même, j’ai fait profil bas lorsqu’une de mes cousines a trahi un secret de famille particulièrement sensible. J’ai aussi carrément fermé les yeux sur les aventures extra-conjugales de mon frère… On chuchote alors, que je suis faible en me comportant de la sorte. Sauf que je ne me suis jamais préoccupé des qu’en-dira-t-on.

Le rire est la règle et les pleurs l’exception

Et quand on rit, on rit avec tout le monde, y compris les abonnés absents. Je me suis récemment disputé avec ma sœur qui voulait écarter du repas de Noël, la cousine qui était en froid avec moi. Craignant de ne pas pouvoir la convaincre, j’ai avancé un argument en béton : « Quoi qu’on puisse lui reprocher, ses enfants ne viendraient jamais sans leur mère et vice-versa. » Ma sœur, il est vrai, est assez impulsive. Surtout, elle a la mémoire courte. La cousine qu’elle veut écarter de la plus importante réunion familiale, nous avait offert son aide quand nous avions entrepris les travaux de restauration de joints de briques Montréal. Il m’arrive tout de même de me demander si mon attitude clémente n’était pas, au moins inconsciemment, due à cette aide précieuse. Quoi qu’il en soit, j’ai pris soin moi-même de lui envoyer la carte de Noël.