Trop d’abus - Caroline Dumais
Caroline Dumais

Éternelle rêveuse et optimiste, pour moi la vie vaut la peine d’être vécue malgré tout. La perte de ma mère à un âge très jeune, 9 ans, a fait de moi une fille qui mord dans la vie et qui ne baisse jamais les bras. J’ai la chance d’être bien entourée avec ma famille et mes amis et amies. Alors, avec ce blog, je vais partager avec vous mes hauts et mes bas, au gré de mes envies…

Trop d’abus

Trop d’abus - Caroline Dumais

Il était très, très abusif. Je ne voulais plus être avec lui du tout, et il faisait tout pour m’empêcher de parler à qui que ce soit. Je me suis résignée à faire du pouce pour réussir à m’échapper de notre maison loin et isolée. Il avait la voiture et j’étais donc, sans manière de me rendre en ville, à moins de marcher (hors question, c’est une marche de trois heures) ou de faire du pouce. Je n’ai même pas de vélo. De plus, même si la voiture était là, je n’ai pas mon permis et je n’ai jamais appris à manier un véhicule. Donc, pas moyen pour moi de faire quoi que ce soit.

Alors, je lui ai envoyé la demande de divorce par huissier hier. J’ai la signature comme quoi il l’a reçu. Il est seul dans son commerce, et doit s’occuper de tout par lui-même. Éventuellement, il voulait embaucher une secrétaire, mais il ne peut pas se le permettre encore. Il a plusieurs employés pour faire le travail de remplacement toiture Dollard-des-Ormeaux en ce moment, et il arrive à peine à leur remettre leur salaire à toutes les deux semaines. Ces contrats ne sont pas réellement bien gérés.

Mais, pour ma part, je ne pouvais plus rester avec lui. L’abus dont je parle n’est pas physique, du moins, pas beaucoup. Ce n’est pas le plus gros du problème. Ce qui m’empêchait de vivre, ce sont les commentaires négatifs constants, et les tentatives de me forcer à changer pour devenir une autre personne. Il n’aimait pas mes idées activistes, et mes tentatives de faire de la promotion pour le féminisme. Je suis aussi pro-justice sociale, et il ne voulait pas me voir aider les pauvres. C’est dérangeant de savoir que mon propre époux tentait de me dire que de vouloir le bien pour tous, c’était mal, et de faire tout ce qu’il pouvait pour m’arrêter. Il entrait dans mon compte Facebook, il lisait mes emails, et il cherchait à bloquer tout ce qui était en lien avec ces sujets partout sur internet. Pourtant, je ne faisais rien de mal, mais à chaque fois qu’il pouvait, il m’accusait d’être une mauvaise personne et de faire plein de choses criminelles (qui ne l’étaient pas du tout, pourtant). Il allait jusqu’à me mettre des médicaments dans mon café le matin quand il pouvait.

Oui, il a fallu que je quitte cette relation venimeuse, trouver la police et un bon avocat, et monter un dossier contre lui.