Une maison remplie de souvenirs - Caroline Dumais
Caroline Dumais

Éternelle rêveuse et optimiste, pour moi la vie vaut la peine d’être vécue malgré tout. La perte de ma mère à un âge très jeune, 9 ans, a fait de moi une fille qui mord dans la vie et qui ne baisse jamais les bras. J’ai la chance d’être bien entourée avec ma famille et mes amis et amies. Alors, avec ce blog, je vais partager avec vous mes hauts et mes bas, au gré de mes envies…

Une maison remplie de souvenirs

Une maison remplie de souvenirs - Caroline Dumais

Dans les combles de la maison de ma grand-tante Adèle, j’ai retrouvé des estampes japonaises magnifiques. Comme la sœur de mon grand-père avait choisi de rester dans une résidence pour retraités, après le décès de son mari, j’avais dû venir trier ses vêtements en revenant de ma rencontre avec mon conseiller financier St-Lambert. D’autres membres de ma famille m’accompagnaient. Louison et Michael avaient pris quelques jours de vacances pour venir nous aider. Georges et Martine habitaient dans la même ville qu’Adèle, ils étaient aussi ses plus proches parents. Miranda et John n’avaient pas pu faire autrement que de venir avec Mathéo, leur dernier enfant. Miranda l’allaitait encore, elle ne pouvait pas le laisser à la garde de ses parents pendant trois jours, comme ses autres enfants. Mon conjoint, nous avait rejoints le deuxième jour. Il a beaucoup aidé John et Georges à déménager les plus gros meubles.

Je voyais les affaires de ma grand-tante emportées, les pièces se vidaient. J’avais enlevé les vêtements de la penderie, et je les avais placés dans des sacs, en pliant tout soigneusement. C’était incroyable la diversité des chemisiers et des gilets qu’elle possédait. Certaines coupes de ces petits hauts dataient des années mille neuf cent cinquante. Un tiroir m’avait révélé une série de mouchoirs, pour certains en soie, et tous brodés. Un autre dissimulait des photographies de nos ancêtres. Voir ces souvenirs me donnait l’impression d’avoir pris une machine à remonter le temps. Chaque soir, nous nous rappelions des anecdotes du temps passé. J’avais encore dans ma mémoire les premiers pas d’Elliot et les fous rires de tante Charlotte.

De tous ces moments, celui que je préfère évoquer est le jour du mariage de Virginie et Sébastien. Une incompréhension de l’invitation avait modifié tout l’emploi du temps de la célébration de leur union. Une partie des invités étaient partis directement à la salle de réception, une autre était venue directement à l’église, une troisième avait opté pour une attente devant le domicile des futurs mariés. J’étais dans ce dernier groupe. Nous avions tous en commun un doute sur le lieu où nous devions aller en premier. Finalement, avec l’aide des téléphones portables, nous avons tous réussi à nous réunir et à célébrer ce mariage. Ce furent les plus belles noces que je n’avais jamais vues. Je portais un fourreau couleur framboise, dont le tissu plissé formait un magnifique drapé. J’ai rencontré mon mari ce soir-là, et nous ne nous sommes plus jamais quittés.